De la géographie…

– Mais vous êtes géographe ?
– C’est exact, dit le géographe, mais je ne suis pas explorateur. Je manque absolument d’explorateurs. Ce n’est pas le géographe qui va faire le compte des villes, des fleuves, des montagnes, des mers, des océans et des déserts. Le géographe est trop important pour flâner. Il ne quitte pas son bureau. Mais il y reçoit les explorateurs. Il les interroge, et il prend en note leurs souvenirs. Et si les souvenirs de l’un d’eux lui paraissent intéressants, le géographe fait faire une enquête sur la moralité de l’explorateur. […] Donc, quand la moralité de l’explorateur paraît bonne, on fait une enquête sur sa découverte.
– On va voir ?
– Non. C’est trop compliqué. Mais on exige de l’explorateur qu’il fournisse des preuves. S’il s’agit par exemple d’une grosse montagne, on exige qu’il en rapporte de grosses pierres.

Antoine de Saint-Exupéry, Le petit prince (1946) : pp. 58 – 59

Human – Non-human


Currently writing a piece on hybrids and explaining why it is relevant to space analysis and design, architecture and urban. In fact hybrids embody what I label as “mental mobility”. They live in “ecotones”, in transition zones between two ecosystems, in fluid and liminal spaces. We often relate hybridity with power or with cosmic power. In the “spaces of flows” and in our “liquid society”, looking at hybridity, however fictitious – we are all hybrids after all – is a way to argue for a design that is open to re-assembly and re-configuration.

The photograph above is from a temple that I visited when in Sri Lanka. The Makara “has the lower jaw of a crocodile, the snout or trunk of an elephant, the tusks and ears of a wild boar, the darting eyes of a monkey, the scales and flexible body of a fish, and the swirling tail feathers of a peacock.”