C4C: TEACHING / ­LEARNING ECOLOGIES

TEACHING / LEARNING ECOLOGIES: Spaces and Politics of Education

DEADLINE for (abstract + short bibliography + short biography) = September 20, 2012
Publisher: Cambridge Scholars Publishing – Post-­intercultural Communication and Education series.

EDITORS –
Fred Dervin, University of Helsinki, Finland, multicultural education
Yasmine Abbas, Research Associate ENSA Paris-­La-­Villette, GERPHAU LAVUE 7218; Research Associate University of Geneva, Institute of Environmental Sciences – Globalization, Urban Planning, Governance

It is the intention of this volume to tell a narrative about what makes successful learning/teaching ecologies and thus education effectiveness. In the contexts of compulsory education, higher education, further education and lifelong learning, the design of spaces and the built environment matter as much as the politics of education. As such spaces and buildings do have social, political and educational functions, which cannot be ignored: they are never impartial. With the increase in online education, learning ecology becomes even more complex. What key aspects should actors involved in education (not) take into account?

FIND THE COMPLETE C4C HERE.

Links of interest:
The best school in the world (Finland)
The whole city as a classroom (Japan)
Mobile school (Africa)
The open classroom (UK)

I hope you will devour this book, as if a pig.

A neo-nomadic way of ‘consuming’ a book:

“What if, like the Invisible Sandwich, Re:CP is an intelligent carpet-bag of opinions, views, comparisons, open-discussions and doubts? Then the importance of identifying with its intentions and appetites should be replaced by the reader’s using it with constructive greed as another tool with which to turn his own mind. It contains in a consumable form, a mix of ideas and images, some of which are new, and some of which I have seen and thought of before. Now they can be used, in which ever order you choose and at your own frequency.
I hope you will devour this book, as if a pig.”

Cedric Price, Re:CP (Birkhäuser, 2003): p. 13

Lecture – GME


Presenting the neo-nomad research to students of Tokyo Denki University next week. Will discuss about Genetically Modified Environments i.e. the impact of mobilities on the built environment and practices of the city. Thank you to Professor Yoshito Tobe, I look forward to catch-up with the Osoite project – Osoite means “address or place” in Finnish.

FlashTaTu


Le personnage de FlashTaTu est né d’une réflexion sur le corps et l’espace augmenté. FlashTatu est un super héros qui a le pouvoir de numériser les P. I. G. S. – les People, Information, Goods and Spaces. Flash fait référence aux QR codes aussi appelés flash codes que l’on scanne à l’aide d’un téléphone mobile et qui renvoient à un url. TaTu rappelle l’origine tahitienne du mot tatouage : ta pour dessin et atouas pour esprit. Interpretation littérale mais aussi humoristique de l’individu augmenté et hypertexte, FlashTatu donne corps au zeitgeist bio-numérique. FlashTaTu navigue dans des univers parallèles, le physique et le numérique, et les met en relation. FlashTaTu est aussi un agent bio-politique qui se mêle des questions d’aliénation dans la ville augmentée. C’est un avatar, un médiateur, prétexte à des expérimentations sur les espaces hybrides – physiques et numériques.

Les activités mises en scène au cours de cette exposition qui réunit artistes, penseurs et innovateurs ont pour but de questionner l’identité des espaces hybrides de la ville – le corps est aussi un espace – et d’envisager les lieux hypertextes de demain.

Yasmine Abbas, Research & Design Direction
Marion Daeldyck, 3D design
Nadine Branellec, Research Assistant

Corps – technologie – habitat – peau – information – mobilité – néo-nomade – identités hybrides – espaces hybrides – hypertexte – interface – ecotone – architecture – urbain – numérique – augmenté

Body – technology – habitat – skin – information – mobility – neo-nomad – hybrid identities – hybrid spaces – hypertext – interface – ecotone – architecture – urban – digital – augmented

PIGS in 3D

PIGS stands for People, Information, Goods and Spaces… Preparing two lectures (it’s all in the book! Read it :-) that will happen at the Ecole Spéciale d’Architecture (ESA) in Paris, France – Architecture des milieux post-master (end of January) and Tokyo Denki University, Japan (mid February). The image above is an avant-goût. More details will come. Come say hello!

Image 1 _ Etienne-Jules Maray, Saut de l’homme en blanc, Chronophotographie sur plaque fixe, vers 1887 © Couval/musée Marey-Beaune

Image 2 _ May 1941. “ Dymaxion house, metal, adapted corn bin, built by Butler Brothers, Kansas City. Designed and promoted by R. Buckminster Fuller.” Medium format negative by Marion Post Wolcott.

Image 3 _ A random avatar picked for its visual quality.

Image 4 _ The Hug Shirt by Cute Circuit.

Image 5 _ Cécile de Cassagnac, Chose à l’anneau, 2009, aquarelle et encre sur papier 76 x 58 cm

Image 6 _ Cedric Price, Generator, 1976

De la géographie…

– Mais vous êtes géographe ?
– C’est exact, dit le géographe, mais je ne suis pas explorateur. Je manque absolument d’explorateurs. Ce n’est pas le géographe qui va faire le compte des villes, des fleuves, des montagnes, des mers, des océans et des déserts. Le géographe est trop important pour flâner. Il ne quitte pas son bureau. Mais il y reçoit les explorateurs. Il les interroge, et il prend en note leurs souvenirs. Et si les souvenirs de l’un d’eux lui paraissent intéressants, le géographe fait faire une enquête sur la moralité de l’explorateur. […] Donc, quand la moralité de l’explorateur paraît bonne, on fait une enquête sur sa découverte.
– On va voir ?
– Non. C’est trop compliqué. Mais on exige de l’explorateur qu’il fournisse des preuves. S’il s’agit par exemple d’une grosse montagne, on exige qu’il en rapporte de grosses pierres.

Antoine de Saint-Exupéry, Le petit prince (1946) : pp. 58 – 59

Human – Non-human


Currently writing a piece on hybrids and explaining why it is relevant to space analysis and design, architecture and urban. In fact hybrids embody what I label as “mental mobility”. They live in “ecotones”, in transition zones between two ecosystems, in fluid and liminal spaces. We often relate hybridity with power or with cosmic power. In the “spaces of flows” and in our “liquid society”, looking at hybridity, however fictitious – we are all hybrids after all – is a way to argue for a design that is open to re-assembly and re-configuration.

The photograph above is from a temple that I visited when in Sri Lanka. The Makara “has the lower jaw of a crocodile, the snout or trunk of an elephant, the tusks and ears of a wild boar, the darting eyes of a monkey, the scales and flexible body of a fish, and the swirling tail feathers of a peacock.”

Invention va avec évolution

On transporte des graines sous les semelles des chaussures ou dans le pli des pantalons, toutes sortes de micro-organismes, de virus ou de bactéries. On n’arrête pas de les faire voyager. Et à la fois ça augmente la diversité localement, et à la fois ça met une certaine diversité indigène en difficulté. Pas toujours, mais parfois. Mais ce n’est pas une destruction. Les plantes et les animaux exogènes n’ont pas une action létale. Chimiquement, ils n’interviennent que très peu. Un poison chimique, ça c’est violent. Ça tue tout et ça détruit vraiment. Une plante qui vient d’ailleurs, même si elle prend de la place, elle ne détruit pas un milieu. Elle le transforme. Ce n’est pas la même chose. Il ne faut pas écouter ces discours actuels sur l’envahissement des espèces exogènes, qui visent à établir des principes d’éradication : on remet les étrangers à la frontière… C’est la même idée et c’est tout à fait inquiétant. Je ne travaille pas du tout dans ce sens-là. Depuis très longtemps, je dis que ce n’est qu’un point de vue culturel, un peu nerveux et mal fondé, très inquiétant dans la mesure où il est parfaitement raciste.
La diversité culturelle est similaire. De la rencontre d’êtres venus de partout naît un accroissement de la diversité culturelle locale, et donc des hybridations, de la même façon qu’il y a des hybridations avec les plantes et les animaux qui viennent d’ailleurs. Ce n’est pas forcément très rapide, ce n’est pas forcément fertile, mais c’est quelquefois très intéressant. La culture beur par exemple, avec tout un registre, une attitude, un langage, ça n’existe que chez nous finalement, ça n’existe pas dans les pays d’où sont originaires ces personnes. Je connais bien le Maghreb. Il n’y a pas de beurs au Maghreb. Cela a un intérêt pour ces raisons-là, ça ajoute quelque chose dans le processus de l’invention, qui va avec l’évolution.

Constance Heau, « Entretien avec Gilles Clément » dans Thierry Paquot et Chris Younès, Philosophie de l’environnement et milieux urbains (La Découverte, 2010) : p. 165

Néo-nomadisme – The book is out!

Check it out! Wonderful work by @fypeditions power team!

La mobilité d’aujourd’hui se conjugue au pluriel. À la fois physique, numérique et mentale, elle induit une condition nouvelle, une forme de nomadisme parfois imposé, souvent voulu, parfois jusqu’au-boutiste, pas toujours bien vécu. Ce néo-nomadisme donne naissance à des modes de vie autrefois atypiques qui, désormais, se généralisent. Il apporte aussi un état d’esprit générant transgressions et situations inédites, qui nous amènent à nous interroger sur ses conséquences profondes.

Quels sont les nouveaux liens qui se tissent entre les personnes, les objets, les données et les lieux ? Quel est l’impact de ces mutations sur l’identité des individus, autant connectés qu’isolés, sur les territoires et les espaces ?

Dans un contexte néo-nomade, les technologies de l’information sont-elles libératrices ou aliénantes ? Que deviennent le rôle de l’urbaniste et celui de l’architecte, confrontés à une instabilité qui oblige à redéfinir les contours de la ville et son accessibilité ? Comment ces transformations peuvent-elles s’inscrire dans une dynamique de durabilité, au plan environnemental, économique et social ?

Cet essai critique porte un regard sans concession sur les transformations issues de ces nouvelles mobilités, et fournit les clés pour en comprendre les risques et mieux les appréhender.

Yasmine Abbas est architecte DPLG, titulaire d’un master au MIT (Massachusetts Institute of Technology) et d’un doctorat à la Harvard University Graduate School of Design. Hybride et néo-nomade, elle a vécu, étudié et travaillé au Maroc, en France, aux États-Unis, au Danemark et aux Émirats arabes unis, dans des domaines aussi variés que l’architecture, l’ethnographie commerciale ou le développement durable.

Une expérience qui lui apporte un regard aiguisé sur les changements du monde contemporain, en particulier sous l’angle de la recherche et de l’innovation en design.

#memfeed – Augmented Reality workshop – #Lift11

Augmented Reality renders visible the invisible, feeds our memory with information that can be re-enacted on demand. AR, we may argue, is meant to inject some cosmic to “junkspaces”. #memfeed is the hash tag for ‘memory feed’, what could become a research topic for future collaboration. How would you feed memory and why would you want to? The workshop was set so to discuss the use and usages of Augmented Reality technologies. AR… So what? As Hans de Zwart mentioned as we started the discussion, “with our GSP enabled phone and google map, our reality is already augmented.”

The workshop gathered participants from diverse backgrounds and with various interests in Augmented Reality from communication, social sciences, technology and business. Jie-Eun Hwang, presented the research she currently conducts at the University of Seoul: based on the (physical) mapping of the location of popular movie scenes shot in the Buckchon neighborhood, the design and technology lab is investigating how to use AR to transform this analog mapping into a mapping experience. As the geographer Henri Desbois said in Place De La Toile (1): « Les cartes sont des objets en perpétuelle évolution et en perpétuelle actualisation », and que « l’espace cartographique est devenu une partie intégrante de la ville » et qu’aujourd’hui on « habite à la fois la ville et sa représentation » → “Maps are perpetually updated objects” and that “the space of the map has become an integral part of the city”, that “today we inhabit the city and its representation”. The test service is successful in Seoul because there is already a strong interest in movies and pop culture. Does this mean that successful applications are these which augment a reality that exists?

“Social memories on the spot” ← We asked what was AR. From the brainstorming session we concluded that AR enables to “filter” the environment one roams in, it “reveals” the invisible while “blurs” (or inflate the space of) the boundary between fiction and reality. But it needs to have an “application” and enable linkages (between people, people and buildings, etc.).

So far so good. What could we do with it? We have asked participant to think about scenarios of usage other than applications for tourists and we spoke about AR usage in emergency situations – and hope for the service to still work, to measure the mood of a neighborhood and promote wellbeing, and for DIY or DIWO (Do It With Others) reparations.

There are many ideas that could be developed; yet the needs, access and practicality would determine the usage of these AR platforms. Thus AR questions our engagement to things at a time when everything, from relation to peers to connection to spaces seems very fluid!


(1) Henri Desbois, Internet et géographie : les imaginaires de la ville, intervention dans Place de La Toile, émission du 13 Mars 2011