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Le personnage de FlashTaTu est né d’une réflexion sur le corps et l’espace augmenté. FlashTatu est un super héros qui a le pouvoir de numériser les P. I. G. S. – les People, Information, Goods and Spaces. Flash fait référence aux QR codes aussi appelés flash codes que l’on scanne à l’aide d’un téléphone mobile et qui renvoient à un url. TaTu rappelle l’origine tahitienne du mot tatouage : ta pour dessin et atouas pour esprit. Interpretation littérale mais aussi humoristique de l’individu augmenté et hypertexte, FlashTatu donne corps au zeitgeist bio-numérique. FlashTaTu navigue dans des univers parallèles, le physique et le numérique, et les met en relation. FlashTaTu est aussi un agent bio-politique qui se mêle des questions d’aliénation dans la ville augmentée. C’est un avatar, un médiateur, prétexte à des expérimentations sur les espaces hybrides – physiques et numériques.

Les activités mises en scène au cours de cette exposition qui réunit artistes, penseurs et innovateurs ont pour but de questionner l’identité des espaces hybrides de la ville – le corps est aussi un espace – et d’envisager les lieux hypertextes de demain.

Yasmine Abbas, Direction artistique
Marion Daeldyck, Design
Nadine Branellec, Design

Corps – technologie – habitat – peau – information – mobilité – néo-nomade – identités hybrides – espaces hybrides – hypertexte – interface – ecotone – architecture – urbain – numérique – augmenté

Body – technology – habitat – skin – information – mobility – neo-nomad – hybrid identities – hybrid spaces – hypertext – interface – ecotone – architecture – urban – digital – augmented

– Mais vous êtes géographe ?
– C’est exact, dit le géographe, mais je ne suis pas explorateur. Je manque absolument d’explorateurs. Ce n’est pas le géographe qui va faire le compte des villes, des fleuves, des montagnes, des mers, des océans et des déserts. Le géographe est trop important pour flâner. Il ne quitte pas son bureau. Mais il y reçoit les explorateurs. Il les interroge, et il prend en note leurs souvenirs. Et si les souvenirs de l’un d’eux lui paraissent intéressants, le géographe fait faire une enquête sur la moralité de l’explorateur. [...] Donc, quand la moralité de l’explorateur paraît bonne, on fait une enquête sur sa découverte.
– On va voir ?
– Non. C’est trop compliqué. Mais on exige de l’explorateur qu’il fournisse des preuves. S’il s’agit par exemple d’une grosse montagne, on exige qu’il en rapporte de grosses pierres.

Antoine de Saint-Exupéry, Le petit prince (1946) : pp. 58 – 59

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